Bonjour mes copinautes B.A, J’espère que vous allez bien. Je n’ai pas pu venir durant quelques jours car j’ai une nouvelle fois eu beaucoup de travail et s’y est ajouté une agréable soirée de balade dans les rues de Dijon avec mes collègues. Je suis rentrée vendredi soir, puis s’est profilée une excellente soirée avec mon homme. Hier, nous avons passé la journée avec de très bons amis. Au programme : balade dans Paris, déjeuné dans un restaurant japonais où j’ai mangé de succulents sushi au saumon. Puis visite du très beau musée du Moyen-Age durant plus de 4 heures. Nous sommes ensuite allés manger une crêpe au chocolat avec un délicieux chocolat au lait pour les uns et pour les autres une énorme glace. Et enfin, le soir venu, nous nous sommes baladés sur les quais de Seine. C’était une super journée ! Aujourd’hui, grasse matinée et repos à l’appartement car il fait gris mais aussi il faut que je finisse de préparer ma semaine. Je vous remercie beaucoup pour vos messages. C’est très gentil. Je vous souhaite un excellent dimanche. Je vais maintenant venir vous faire un petit coucou sur vos blogs et prendre de vos nouvelles. Bisous. Voici un topo sur le Musée que nous avons visité hier. Il y a d’une part, l’exposition temporaire et d’autre part, la visite des collections permanentes. Je ne vous présente que les grandes lignes de cette superbe exposition. En aucun cas, je prétends à l’exhaustivité. Je vous conseille cette visite si vous en avez l’occasion. Celtes et Scandinaves. Rencontres artistiques VIIe - XIIe siècle (1er octobre 2008 - 12 janvier 2009) A l'occasion de la présidence française de l'Union européenne, le musée de Cluny - musée national du Moyen Âge propose, en collaboration avec la Réunion des musées nationaux (RMN), une exposition temporaire qui a reçu le label de la Saison européenne culturelle. Dans le paysage de l'Europe médiévale, les Iles Britanniques et la Scandinavie tiennent une place à part. Jamais intégrées dans l'Empire romain (à l'exception de l'actuelle Angleterre), elles restent également à l'extérieur de l'Empire carolingien, pourtant davantage tourné vers le monde atlantique et baltique. L'arrivée du christianisme dans ces territoires est l'occasion d'une transformation des structures sociales et politiques, mais aussi d'une confrontation artistique entre des traditions locales solidement établies et les canons de l'Eglise. C'est à cette rencontre entre deux créations et à la façon dont chacune s'appuiera sur l'autre pour donner naissance à un art original et méconnu que se consacrera cette exposition. Alors que Paris n'a plus, depuis près de quinze ans, accueilli de grande manifestation sur l'art de ces périodes en Europe du Nord, cette contribution permettra, selon un point de vue relativement novateur, la redécouverte de quelques-unes des pièces les plus insignes des pays celtes et scandinaves. Une sélection de près de 80 pièces, principalement venues des collections d'Irlande, Angleterre, Pays de Galle, Ecosse, Danemark, Suède et Norvège, parmi lesquelles de nombreux chefs-d’œuvre de la sculpture, de l'orfèvrerie mais aussi de l'enluminure, illustreront ce discours. L’Hôtel de Cluny ( le musée du Moyen –Age) : Le musée national du Moyen Âge, est installé dans deux monuments parisiens exceptionnels : les thermes gallo-romains (Ier-IIIe siècles)et l'hôtel des abbés de Cluny (fin XVe siècle). Il a été fondé en 1843, grâce aux collections d'un amateur qui se passionnait pour le Moyen Âge, Alexandre Du Sommerard et qui habitait dans l'hôtel de Cluny. Enrichies au cours des années, les collections offrent aujourd'hui un panorama unique sur l'art et l'histoire des hommes de la Gaule romaine au début du XVIe siècle. Elles permettent de parcourir en un lieu unique près de quinze siècles d'art et d'histoire. Au début du XIIIe siècle, l'université vint s'installer dans ce qui allait devenir le " Quartier latin ". Les abbés de Cluny en Bourgogne, comme bien d'autres, cherchèrent à y avoir un collège et un pied-à-terre. Le collège construit au cours de la seconde moitié du XIIIe siècle se trouvait sur l'actuelle place de la Sorbonne ; le pied-à-terre près des thermes. A la fin du XVe siècle, Jacques d'Amboise, abbé de Cluny (1485-1510) décide de reconstruire la résidence abbatiale parisienne qui s'appuyait sur les thermes. La construction rapidement conduite est aujourd'hui le plus ancien témoin d'un hôtel particulier entre cour et jardin. Clos vers la ville par un mur aveugle crénelé, simplement percé d'une porte charretière et d'une autre piétonne, il est formé d'un corps de logis avec deux ailes en retour qui enferment une cour. Il est à deux étages surmontés d'une haute toiture d'ardoise interrompue de lucarnes. Une balustrade en fort surplomb en cache le départ. Les niveaux sont desservis par trois escaliers à vis. A l'intérieur, l'hôtel a conservé ses dispositions d'origine : le volume des salles, la circulation ménagée en façade et la chapelle. Les collections : Antiquité et Haut Moyen Âge Le musée national du Moyen Âge abrite un certain nombre d’œuvres antérieures à l'époque médiévale illustrant les multiples racines de la création artistique au Moyen Âge. Les oeuvres présentées dans la salle des thermes ou frigidarium ont été choisies pour leur accord avec le bâtiment. Chaque objet témoigne à sa manière de la romanisation de la Gaule : l'Inscription gauloise, le Pilier des nautes, la statue de Julien l'Apostat... D'autres oeuvres antiques sont conservées dans le musée, en particulier les torques d'or gaulois ainsi que des monnaies d'or frappées par les Arvernes. A la fin de l'Empire, du IIIe au Ve siècle, se produisent les " invasions barbares ", migrations de peuples germaniques d'est en ouest. L'héritage gaulois semble alors revivre dans les apports nouveaux qui submergent la civilisation gallo-romaine. Monde roman Les collections du musée national du Moyen Âge sont riches d’œuvres montrant la diversité de l'art roman. Sculptures, enluminures, fresques, vitraux offrent un aperçu des multiples courants qui traversent la création de cette époque, de la Catalogne à la Saxe, de l'Angleterre à la Sicile. Le visiteur du musée pourra également découvrir ou redécouvrir le fonds lapidaire particulièrement riche pour les XIe et XIIe siècles. Ce fonds permet de dresser un panorama complet de l'évolution de la sculpture à Paris et en Ile de France à cette époque. Les deux abbayes les plus prestigieuses de Paris, dont la fondation royale remonte aux Mérovingiens, sont représentées par de nombreuses pièces. Le musée présente plusieurs chapiteaux de la nef de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés ainsi que de l'abbaye Sainte-Geneviève, détruite sous le premier Empire. De l'église abbatiale de Saint-Denis, qui marque la naissance de l'art gothique, le musée abrite des chapiteaux, des sculptures et des vitraux. Sculpture gothique Le musée national du Moyen Âge est particulièrement riche de sculptures et d'éléments du décor architectural de très nombreux monuments parisiens (abbaye de Saint-Germain des Prés, de Sainte-Geneviève, de Saint-Denis, de la Sainte-Chapelle du palais de la cité) et de Notre-Dame de Paris. Le décor sculpté de la cathédrale, mutilé et arraché du monument par les révolutionnaires, s'est trouvé réuni par une suite de coïncidences extraordinaires, en particulier grâce à la découverte en 1977 de dizaines de statues et fragments dans les sous-sols d'une banque parisienne, la Banque française du commerce extérieur, devenue Natexis Banque. C'est ainsi toute l'évolution de la sculpture à Paris entre le XIIe et XIIIe siècle qui peut être évoquée. Le musée rassemble aussi de nombreux chefs-d’œuvre provenant d'Italie, d'Angleterre et d'Europe du Nord. Peintures, enluminures et vitraux Le musée possède de nombreuses oeuvres que l'on peut rassembler sous le thème des " arts de la couleur ". Ils embrassent des domaines apparemment très éloignés : de la lettrine enluminée aux grands cycles de peinture murale, en passant par la peinture des panneaux à usage domestique ou religieux. Seul le vitrail semble différent puisque sa réalisation met en oeuvre trois techniques, celle de la peinture, mais aussi celle du feu et enfin celle du métal. La peinture sur panneau était pratiquée par des artistes qui pouvaient être aussi enlumineurs ou cartonniers. Peu développée avant le XIVe siècle, la technique de la peinture sur panneau de bois connut un essor considérable à la fin du Moyen Âge. La mise au point de la peinture à huile, dont on attribue la découverte aux Flamands, est capitale dans l'évolution de l'art à la fin du Moyen Âge. Orfèvrerie et ivoires Le musée national du Moyen Âge a la chance de posséder l'un des plus beaux rassemblements d’œuvres d'orfèvrerie et d'émaillerie du Moyen Age. Ces objets, en or, en argent, ou encore en cuivre, souvent émaillés ou rehaussés de pierreries, formaient le trésor de riches abbayes et des grands princes de l'Occident. Les fameuses couronnes de Guarrazar proviennent ainsi des églises de Tolède, alors capitale de l'Espagne, où les rois et les princes wisigoths (VIIe siècle) les déposaient en offrande. Le Devant d'autel du début du XIe siècle, qui a appartenu au trésor de la cathédrale de Bâle, a été commandé par l'empereur Henri II, lui-même représenté aux pieds du Christ avec l'impératrice. Outre de tels chefs-d’œuvre, le musée conserve un ensemble exemplaire de dizaines d'émaux limousins qui illustrent toute l'histoire de cette importante production. La collection des ivoires du musée est avec celle du musée du Louvre l'une des deux principales collections parisiennes. Elle s'étend de la fin de l'Antiquité à la fin du Moyen Âge. L'ivoire est une matière animale à laquelle les hommes du Moyen Âge ont été très attachés. Ils ont exécuté dans des défenses d'éléphant des objets de dimension importante, comme une Vierge à l'Enfant conservée au musée, l'une des plus grandes aujourd'hui existantes. A côté des objets religieux, comme les petits retables en deux ou trois parties et les crosses, ils n'ont pas dédaigné les objets civils : coffrets, miroirs, peignes, gravoirs. Plusieurs exemplaires sont du XIIIe siècle, mais le plus grand nombre appartient au XIVe siècle. Le Bas-Empire, la période romane, l'importante production de l'époque gothique, y sont bien représentés à la fois par des oeuvres de fabrication courante et par des pièces exceptionnelles. Tapisseries, tissus et broderies Le musée national du Moyen Âge est un des lieux en France qui conserve les plus magnifiques exemples de textiles anciens. Cette remarquable collection reflète à la fois les différentes techniques (de fabrication et de décor) et les grands centres de production depuis l'Antiquité jusqu'à la fin du Moyen Âge. Les tissus orientaux venus d'Iran, d'Egypte ou de l'Empire byzantin côtoient les productions occidentales (Italie, Espagne, Angleterre). Le fonds est si riche qu'on ne peut en présenter qu'une partie, pour des raisons de place et des raisons de conservation. Le commerce des tissus fut, avec celui de l'orfèvrerie, l'un des plus actifs du Moyen Âge. Les soieries de Byzance étaient extrêmement recherchées à l'époque carolingienne comme celles d'Italie au XVe siècle. Les étoffes de prix venues d'Orient étaient nécessaires à l'Occident où, jusqu'à la fin de l'époque romane, ne sont fabriqués que des tissus utilitaires. Au sein de l'Eglise, le rôle des tissus précieux est multiple : décor et ameublement, mais aussi vêtements liturgiques et protection des reliques. Dès sa création, en 1843, le musée présentait de nombreuses pièces de tapisseries dont la très belle Délivrance de saint Pierre. Très vite sa réputation textile s'est confirmée avec des acquisitions exceptionnelles, comme la tenture de David et Bethsabée, conservée aujourd'hui au musée national de la Renaissance à Ecouen, La vie de saint Etienne ou La Dame à la licorne. La vie quotidienne au Moyen Âge Une des richesses du musée national du Moyen Âge est son importante collection d'objets ayant trait à la vie quotidienne, en particulier de la fin du Moyen Âge. Le musée consacre plusieurs salles à ce domaine. Dans la salle de la Vie seigneuriale se déploie une tenture consacrée aux activités des seigneurs et des dames (toilette, chasse, lecture, poésie, chants, conversations courtoises etc.) . A mi-parcours, celle consacrée au cadre de vie à la fin du Moyen Âge rassemble les objets usuels de l'homme dans son quotidien, à la maison (coffres, coffrets et tentures), à table (étains et céramiques-, dans sa parure (éléments de costumes, chaussures, peignes) dans ses déplacements, illustrés par les poids et monnaies, les coffrets de voyage, mais aussi par quelques enseignes qui évoquent les pèlerinages lointains (St-Jacques de Compostelle, Rome et même la Terre Sainte) ou plus proches de la capitale (Chartres, Amiens, Noyon, Rocamadour, etc.). A l'extrémité du parcours de visite, une salle est consacrée aux armes, armures et autres objets liés à la guerre et à la chevalerie. Ci-jointe la photo de la Tenture de la Dame à la licorne : La Dame à la licorne " A mon seul désir " (Paris (cartons), Pays Bas (tissages). Entre 1484 et 1500. En laine et soie ) Acq., 1882 ; CL 10831-10834 La signification de la sixième tapisserie (le 6e sens ?) se laisse moins facilement saisir : la Dame y apparaît devant une tente surmontée de l'inscription " A mon seul désir " et semble déposer son collier dans la cassette que lui tend sa suivante. Est-ce une pièce d'introduction ou de conclusion à la série des cinq sens ? La réputation de La Dame à la licorne lui vient aussi de l'harmonie de sa gamme colorée. Un nombre limité de tons suffise à créer l'enchantement poétique. L' " île " arrondie qui sert de sol à la scène, d'un bleu sombre, est plantée de touffes de fleurs vivaces, alors que le fond de couleur, rouge vermeil, est parsemé de branches fleuries arrachées à leur tronc. Ce parti était fréquent au Moyen Âge, si l'on en croit les textes, en l'absence des pièces, trop souvent disparues. Ce décor merveilleux met en valeur l'élégance de la jeune femme, qui apparaît dans des attitudes et des costumes différents. La splendeur du vêtement et la préciosité des bijoux ajoutent encore à la beauté de l’œuvre. Visites générales : Le musée propose chaque semaine des visites conférences générales, conduites par les conférenciers des musées nationaux. Destinées à un public individuel, elles sont déconseillées aux enfants de moins de 8 ans. Des activités sont proposées au jeune public se rendant au musée en dehors du cadre scolaire. Arriver 15 minutes avant la visite, car il est nécessaire d'acquitter le droit de conférence et le droit d'entrée du musée. Sans réservation préalable. Durée : 1 h 30 ou 1 h Découverte des bâtiments et des collections L'hôtel des abbés de Cluny et les chefs-d’œuvre du musée. Cette visite permet de découvrir un bâtiment exceptionnel, témoin d'une architecture civile de la fin du Moyen Âge, et les collections d'art médiéval qu'il abrite : textiles et tapisseries, mobilier, orfèvrerie, ivoires, vitrail, peinture, sculpture... Les mercredis à 15 h 30 et samedis à 11 h 30 (à l'exception des jours fériés) Durée : 1 h 30 Tarifs : 1 h Plein tarif : 4,50 € * 1 h 30 Plein tarif : 6,50 € * Moins de 18 ans : 5 € (* + entrée du musée) Renseignements 01 53 73 78 16 (9h15 - 17h30)
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